Au parchemin savant

Installez-vous confortablement près du feu.
Sans plus tarder contez-nous toutes vos lectures.


 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez
 

 Frédéric Dard, ou San-Antonio

Aller en bas 
AuteurMessage
Lazenbie
Lecteur
Lecteur


Nombre de messages : 7
Date d'inscription : 06/02/2007

Frédéric Dard, ou San-Antonio Empty
MessageSujet: Frédéric Dard, ou San-Antonio   Frédéric Dard, ou San-Antonio EmptySam 10 Fév - 2:31

l y aura cinq ans, le 6 juin 2000, que Frédéric Dard nous quittait. Ce fut une sale journée. On ne s'en est pas remis. Depuis ce jour, ils sont nombreux ceux qui vivent avec une enclume sur le cœur. C’est une date à la fois proche et très éloignée. C’est proche parce que l’émotion et le chagrin sont toujours là, présents et tenaillants. Eloignée, parce qu’on a pris l’habitude de vivre en leur compagnie. On se fait à tout. Mais mal.

Né à BOURGOIN-JALLIEU le 29 juin 1921, au premier étage du bureau de poste, ce qui est prémonitoire lorsque l’on sait le goût précoce qu’il manifesta pour les lettres. Fils d’ouvrier, il fut éduqué par sa grand-mère. « Tout ce que je sais c’est elle qui me l’a enseigné, c’est elle qui m’a donné le goût de la lecture » avait-il coutume de dire. C’est à cette époque que ses parents montent une petite entreprise de chauffage. Malheureusement, survient la crise économique des années 30, c’est la faillite. La maison familiale et le mobilier sont vendus aux enchères. Frédéric assiste au spectacle humiliant de cette vente. Il en restera à jamais marqué. Sa famille déménage à Lyon et, c’est là que Frédéric travaillera comme journaliste. Il y écrira ses premiers livres où l’on perçoit l’influence de SIMENON et de CELINE et il y manifeste déjà des dons d’expression remarquable (LA PEUCHERE, Monsieur JOOS, La MORT DES AUTRES, etc.). Marié et jeune père de famille, il quitte Lyon pour Paris. Il y publie avec un succès d’abord mitigé son premier SAN-ANTONIO. Il persévère et conquiert rapidement la faveur d’un immense public au rythme stakhanoviste de trois à cinq SAN-ANTONIO par an, sans compter les livres publiés sous son nom. La verve, la truculence, la virtuosité du langage et l’ardeur gauloise de son héros et de son inséparable complice BERURIER, n’ont d’égal que leur génie du verbe. Frédéric DARD n’a pas seulement à son actif quelque 330 titres. On a recensé plus de 20.000 néologismes. « J’ai fait ma carrière avec trois cents mots, disant-il, tous les autres, je les ai inventés ». À côté des San-Antonio, il a publié des œuvres plus graves, partiellement autobiographiques où transparaît un pessimisme profond emprunt d’une immense tendresse. Frédéric DARD est mort le 6 juin 2000, à Bonnefontaine, en Suisse, il repose dans le cimetière de Saint Chef en Dauphiné, «où (il) irait attaquer son éternité à l’ombre de la Tour du Poulet».

La sympathie qu’il a inspirée au public est telle qu’après sa disparition, son fils, Patrice Dard poursuit son entreprise.

Sa pensée :
L'intelligence, c'est ce qui permet à un individu de communiquer avec tous les autres. Elle implique, non seulement la compréhension, mais également la bonté. Partant de là, j'affirme, je clame, qu'il n'existe pas de salaud intelligent.

L'intelligence, c'est la tolérance. Elle ne doit s'insurger que contre la connerie, lorsque la connerie atteint ses points culminants; qu'elle devient tyrannique, répressive, contraignante.

L'intelligence, c'est la main tendue, le sourire tendu, le coeur tendu. Elle se nourrit davantage d'amour que de culture.

L'intelligence, c'est la fantaisie. C'est le grain de folie qui ne doit jamais germer, mais qui pimente si bien la grisaille quotidienne.

L'intelligence, c'est la modestie foncière, la permanence de la notion de fin dans l'esprit d'un homme.

L'intelligence, c'est la charité, c'est faire sienne la douleur des autres.

L'intelligence, c'est le respect de la paix sous toutes ses formes, c'est l'amour de ce qui est juste.

L'intelligence, c'est la mémoire d'un bonheur qu'on n'a jamais connu, mais qui vous sert d'espoir.

L'intelligence, c'est de dominer ses bassesses pour rester disponible.

L'intelligence, c'est regarder, entendre, toucher, humer, goûter le monde en tentant d'affiner ses sens au maximum pour en avoir une plus délicate perception.

-- Frédéric Dard (dit San-Antonio), 1973
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Frédéric Dard, ou San-Antonio
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Daniel Bédard,père de Mélissa "Le sacrifice de Mélissa..."
» Journal de Montréal
» Consegnati a Cuneo i riconoscimenti ai deportati della Seconda Guerra Mondiale
» Antoine Emmanuel Nsaku ne Vunda
» Je veux assurer un avenir meilleur à ma fille - Mélissa Bédard

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au parchemin savant :: Hall d'entrée :: Auteurs-
Sauter vers: